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Jean Claude Le Cornec pour l'AEIFA (sdpo@sdpo.com )
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Former des athlètes de haut niveau par la voie de la plurispécialisation par Bertrand VALCIN
Les plus grands champions français sont passés par cette formation. Guy Drut, Stéphane Caristan, Jean Galfione, Ladji Doucouré, ont pratiqué les épreuves combinées au minimum jusqu’en cadet avant de se spécialiser et d’atteindre le haut niveau senior dans une épreuve donnée. De plus, en France les meilleurs sauteurs pratiquent les épreuves combinées à l’image d’Eunice Barber, championne du monde en longueur ; Marie Collonvillé (6 m 67 en longueur et 1 m 86 en hauteur). Mais également des décathloniens internationaux tels que Roman Sebrle (8 m 11 en longueur), Tom Pappas (2 m 21 en hauteur).
Equipe de France d'athlétisme 2010: le meilleur bilan européen de tous les temps
Les athlètes de l’Equipe de France viennent d’établir à Barcelone un nouveau record de médailles en championnat d’Europe, soit 18, alors que ces championnats ont lieu depuis 1934. Le meilleur bilan de l’athlétisme français lors des championnats d’Europe remontait jusqu’à présent à l’année 1950 à Göteborg (Suède) avec 15 médailles dont 4 en or. La France s’était classée troisième nation européenne. Le bilan de l’édition 2010 qui vient de s’achever à Barcelone (Espagne) est très positif pour l’équipe de France qui termine 2ème nation européenne derrière la Russie et devant la Grande Bretagne.
Les athlètes français ont gagné au total 18 médailles réparties de la manière suivante : 8 médailles d’or, 6 d’argent et 4 de bronze. Les médaillés français sont les suivants : Christophe Lemaitre : 100 M et 200 M : OR Martial Mbandjock : 100 M et 200 M : bronze Garfield Darien : 110 M haies : argent Teddy Tamgho : triple saut : bronze Renaud Lavillenie : perche : OR Romain Barras : décathlon : OR Yohann Diniz : 50 km marche : OR Véronique Mang : 100 M : argent Myriam Soumaré : 100 M : bronze - 200 M : OR Jimmy Vicaut, Christophe Lemaitre, Pierre-Alexis Pessonneaux, Martial Mbandjock : relais 4X100 M : OR Myriam Soumaré, Véronique Mang, Lina Jacques-Sébastien, Christine Arron : relais 4X100M : argent Mahieddine Mekhissi-Benabbad : 3000 M steeple : OR Bob Tahri : 3000 M steeple : argent Hind Dehiba : 1500 M : argent Kafétien Gomis : longueur : argent
Accompagner son athlète vers le haut niveau par Ph. Lefèvre
L’accompagnement d'un athlète vers le haut niveau implique une disponibilité quotidienne pour un entraîneur de club qui veut continuer par ailleurs à s'occuper des autres. Pour l'athlète la charge d'entraînement doit augmenter progressivement pour devenir parfois bi - quotidienne. En ont - ils tous les deux la disponibilité ? Seulement dans quelques cas particuliers, d'où parfois la nécessité des pôles.
« Accompagner les sprinters vers le haut niveau lorsque l’on est entraîneur de Club : Expériences, difficultés et ressources » Par Olivier Darnal
Présentation de l’entraîneur : Activité professionnelle actuelle :Agent de la police ferroviaire SNCF. Titulaire d’une licence STAPS en management du sport. Moniteur fédéral. Ancien sprinter (N3 sur 60m, 100m et 200m). la pratique du sprint au sein d’un groupe spécialisé sur le sprint à Sarcelles ou le Stade de Vanves m’a permis de côtoyer des athlètes de tous les niveaux. J’ai également pu vivre, comprendre et analyser les contraintes de l’athlète, les méthodes d’accès aux objectifs et les leviers de la performance que j’enseigne aujourd’hui.
DU CROSS A LA PISTE ÊTRE PERFORMANT par Michel Dish
la place du cross dans la carrière et la préparation du coureur de demi-fond. Michel Dish nous montre qu’il n’y a pas de vérités, mais propose quelques lignes de conduite. Peut-on rester performant à la fois l'hiver en cross et l'été sur piste ou doit-on choisir l'une ou l'autre de ces deux activités.
Les athlètes et les saisons choisis ont été les suivants : Nadir Bosch, saison 1995-1996 Vincent Le Dauphin, saison 1997-1998 Loïc Letellier, saison 2005-2006 Gaël Pencreach, saison 2004-2005 Abdallah Béhar, saison 1995-1996.
Lors du colloque organisé par l'AEIFA en novembre 2008, nous nous sommes posés la question de la gestion d'une saison de cross et de la saison de piste suivante. Michel Disch nous a présenté ses conceptions (voir N° précédent), puis ce fut à Jaques Darras de nous éclairer. Il le fit à partir des carrières de Jean-louis Prianon et de Tony Martins. La présentation de la carrière de Jean-louis a déjà été publiée dans la revue de l'AEFA.
Entraîneur fédéral expert (3ème degré actuel), BE 2ème degré. Directeur d’une piscine et patinoire. Ancien sprinter du CA Montreuil Définition du haut niveau Meilleure performance que peut atteindre un athlète ou plus haut niveau de compétition auquel il participe. Mon interprétation du Haut Niveau (H N). Chaque athlète a son propre haut niveau, en fonction de son potentiel. Aujourd’hui on parlera du haut niveau par rapport à la performance et au niveau de compétitions atteint.
Accompagner son athlète vers le haut niveau par Ph. Lefèvre
L' accompagnement d'un athlète vers le haut niveau implique une disponibilité quotidienne pour un entraîneur de club qui veut continuer par ailleurs à s'occuper des autres. Pour l'athlète la charge d'entraînement doit augmenter progressivement pour devenir parfois bi - quotidienne. En ont - ils tous les deux la disponibilité ? Seulement dans quelques cas particuliers, d'où parfois la nécessité des pôles. Le club doit pouvoir s'adapter en allégeant la charge de l'entraîneur ( engager un autre entraîneur à ses côtés...), en accompagnement financièrement la carrière de l'athlète ( plus de déplacements, suivi médical, aide à la formation ou au logement...) en appui sur ses partenaires locaux ( villes, conseil général...). Est il assez structuré pour que ce ne soit pas à l'entraîneur de remplir ces tâches ?
Le relais 4x100 - Problèmatique du Haut Niveau par Jo Maisetti
Les grandes qualités individuelles des athlètes que j’ai entraînés ne suffisent pas à expliquer les excellentes performances qu’ils ont réalisées en relais. D’autres conditions sont nécessaires pour garantir la réussite, notamment la construction d’une réelle dynamique collective au sein du groupe d’athlètes, un travail rigoureux et régulier pour garantir la qualité des transmissions, et le maintien de la plus grande vitesse possible du témoin dans la zone.
Créer une dynamique collective Quelle que soit la qualité du travail technique et physique mis en œuvre à l’entraînement, rien ne remplace l’ambiance, la dynamique que les athlètes auront su construire dans le collectif.
LE PIED ENDURANT par Bruno Gager (chercheur à l'INSEP) et Jean Claude Vollmer (entraîneur d'athlétisme)
Il y a eu un modèle de travail de pied chez le sprinter et à une certaine période, on a voulu faire rentrer les coureurs de demi-fond dans un modèle de sprinter. On va essayer d’exposer en quoi le pied du coureur de demi-fond peut être spécifique. Pour le pied endurant, on voulait vous démontrer que par rapport au sprint où on peut compter 44 à 45 appuis sur un 100 m et 180 appuis sur un 400 m, à partir du 1500 mètres c’est 750 appuis, et 26 000 appuis sur marathon selon une étude Est-Allemande qui s'est bien concentrée sur le sujet. Et on voit qu’étant donné le nombre d'impacts, le souci d'économie va être permanent à partir du 800 mètres pour pouvoir accéder à la haute performance. Au niveau de la fréquence, d'après le tableau, entre le 800 mètres et le marathon il y a peu de différence sur la fréquence de foulées.
LE PIED RAPIDE ET EXPLOSIF par Patrick Bourbeillon (entraîneur d'athlétisme)
« Peut-on isoler le pied du système polyarticulé que compose le membre inférieur ? » C’est par cette interrogation que M. BOURBEILLON débute la conférence. Tout est explosif et pas uniquement le pied : le sprinter est explosif dans son entier. Avant de poursuivre, il est important de clarifier les mots RAPIDE et EXPLOSIF : RAPIDE: cela sous-entend une notion de déplacement, de cycle de jambe rapide, d’attaque au sol et de déroulement du pied rapide. Le pied est conduit dans la poussée par le membre inférieur vers l’avant et l’arrière. EXPLOSIF : un pied explosif reste moins longtemps au sol.
La préparation de Naiman KEITA en 2004 et 2005 par Hervé Stéphan
Ma longue carrière d’entraîneur ne m’avait pas permis, jusqu’à mon séjour à DAKAR comme responsable technique du C.I.A.D. de 1996 à 2002, de m’occuper beaucoup du 400m haies masculin, contrairement au 400m haies féminin, dès la création de cette épreuve à la fin des années 70. De 1979 à 1991, les athlètes féminines que j’entraînais sur cette épreuve ont remporté 8 titres de championne de France ainsi que 4 podiums. Mon intérêt pour cette épreuve m’a poussé à écrire un ouvrage sur le 400m haies féminin de haut niveau, en 1990, publié aux éditions INSEP. Mon arrivée à DAKAR après 6 années de quasi-inactivité sportive m’a incité à renouer avec cette spécialité féminine. Mes athlètes africaines ont obtenu entre 1997 et 2003 quatre premières places et quatre podiums aux championnats de France. C’est à cette période que j’ai commencé sérieusement à entraîner le 400m haies masculin, et trois de mes athlètes ont obtenu de bonnes performances. Dominique DIEME (Sénégal) : 49"49 ; Yvon RAKOTOARIMIANDRY (Madagascar) : 49"68, et Youssoufe SARR (Sénégal) : 50"40 en Espoir. Aussi, lorsque Naiman KEITA, 27 ans, 6 années passées avec Fernand URTEBISE...
Approche psychologique de la pratique sportive de compétition : modalités et conditions de sa mise en œuvre par l’entraîneur par Nadine Debois
Introduction Le modèle traditionnellement admis en psychologie du sport (Heuzé & Lévèque, 1998), distingue la préparation psychologique d’une part, le suivi psychologique d’autre part (Cf figure 1). Le suivi psychologique cible le bien-être de la personne indépendamment de sa pratique sportive et relève du suivi médical, dans les actions qui lui incombent de prévention, de conseil, voire, quand c’est nécessaire, de soins. A ce niveau, seuls des médecins spécialisés ou des psychologues « assermentés », c’est-à-dire diplômés en psychologie (minimum Master2 professionnel de psychologie) sont habilités à intervenir. La préparation psychologique vise, quant à elle, à l’optimisation de la performance dans le respect de l’athlète. Elle relève donc de l’entraînement sportif où on distingue deux niveaux d’intervention.
Entraînement à la prise de décision :
Une nouvelle approche de l’entraînement du Dr J. N. Vickers.
L’entraînement à la prise de décision (ED) est une méthode d’entraînement développée au Canada par le Dr J. N. Vickers. Cette approche vise à favoriser le transfert des apprentissages, de l’entraînement à la compétition, dans n’importe quel sport. Pour cela, l’ED est un entraînement psychologique que l’entraîneur incorpore à l’effort physique qui est réalisé durant chaque séance d’entraînement. Ainsi, Ce type d’entraînement ne remplace pas les dimensions physiologiques, biomécaniques, et autres, de la préparation de l’athlète, mais les regroupe et rehausse leur efficacité. Lors de cet entraînement à la prise de décision, l’entraîneur aide les athlètes à développer les habiletés nécessaires, pour choisir de manière autonome les meilleures actions à réaliser en situation stressante de compétition et à faire des choix plus judicieux du point de vue stratégique.
Suite de l'article de Kristell Sanquer paru dans l’entraînement à la prise de décision
Pour appliquer l’entraînement à la prise de décision au demi-fond, nous commencerons par définir certains problèmes qui peuvent se poser à l’athlète en situation de compétition, et qu’il va devoir résoudre à l’aide de prises de décision pertinentes, afin qu’il améliore sa performance. Puis nous décrirons des situations possibles qui devraient permettre de créer à l’entraînement un contexte où l’athlète doit prendre le même type de décision, mais aussi où il s’interroge sur sa démarche, pour être capable de la reproduire en compétition.
Expérience d’entraînement par Danièle Desmier Entraîneur de Salim Sdiri
J’ai rencontré Salim pour la 1ère fois à Noël 1997 lors d’un stage régional commun entre la Ligue Poitou Charentes où je suis CTS et la Ligue du Centre. Il était licencié depuis le mois de juin précédent avec une meilleure performance à 6m93 « au pied levé » mais il préférait le triple saut. Lors de ce premier stage, si j’avais constaté qu’il avait des qualités physiques importantes, j’avais aussi noté que son niveau technique très faible ne lui permettait pas de les exprimer. Je l’ai revu ensuite à plusieurs reprises au cours de tels stages, mais quand en juin 1999 lors des Championnats Interrégionaux après avoir sauté 7m18, il me demanda de l’entraîner « à distance » son entraîneur de club Vincent Lazarrotto étant parti dans une autre région pour raisons professionnelles, j’ai commencé par refuser.
Notes prises à partir de d'une intervention d'Alain Jousselin lors d'un colloque
Les clubs d’ il y a 30 ans étaient essentiellement des clubs municipaux ayant a leur tête 2 ou 3 dirigeants bénévoles. Une relation existait entre les entraîneurs et les dirigeants. Les clubs ne payaient pas Le club était souvent constitué d’une équipe de « potes » Les coaches étaient recrutés en interne au club, souvent sur leur résultats et ils étaient également souvent de formation prof EPS. Le coach se formait en même temps que l’athlète A l’époque certains ne voulaient pas se former La réalité reste dans la formation. Le Haut niveau est une question à deux niveaux : Certains considèrent uniquement la performance et néglige l’individu. De la découle une formation différente Les entraîneurs nationaux sont des entraîneurs de la performance, ce qui est différent de l’EPS qui utilise le sport comme un outil. La performance ne peut pas se dissocier de l’individu car sinon on risque de tomber dans le dopage