Libres propos

POLEMIQUE AUTOUR DU MONDIAL DE CROSS par Gilles Bertrand
Cette compétition est-elle menacée ? Le Mondial 2013 aura-t-il lieu
On peut se poser cette question à l'issue de la conférence de presse tenue conjointement par les Etats Unis et l'Angleterre à l'issue de laquelle ces deux fédérations ont annoncé leur intention de ne plus envoyer d'équipe masculine lors des prochains Mondiaux de cross (2013 en Espagne). Les raisons invoquées : l'impossibilité de remporter une médaille face aux coureurs Africains. Aux Etats Unis, cette décision aurait été prise en concertation avec le comité olympique qui souhaite désormais soutenir des sports jugés mineurs mais qui peuvent rapporter leur lot de médailles.
Quel avenir pour l’athlétisme ? par Bertrand Hosé
Au moment où notre sport se trouve en quête d'une nouvelle équipe, votre bulletin en rendant compte du colloque de novembre, vous présente les réflexions d'un des membres importants de l'ancienne direction technique nationale. Ce texte important devrait susciter réflexions et débats. La vision moderne de l'athlétisme qu'il soutient pourrait être à la base d'une réorganisation drastique de notre activité. Elle a le mérite de ne pas opposer, vision traditionnelle de « l’athlétisme performance » avec les nouvelles formes émergentes que sont l'athlétisme/santé ou l'athlétisme/ découverte. Bien au contraire, leur association permettrait leur développement respectif.
La place des clubs serait aussi à redéfinir, mais la création de nouvelles grilles d'évaluation nous délivrerait de la « dictature » des Interclubs.
Devenir des finalistes du France cadet 2003 par JJ Behm
Etude menée par Jean-Jacques Behm sur le devenir des cadets (2003) cinq ans après. Bien entendu on ne sait pas forcément ce qui en a conduit certains à l'abandon. Ceci devrait nous amener à se préoccuper du développement athlétique de nos jeunes, mais aussi à repenser notre accompagnement psychologique afin de réduire le taux d'abandon.
La France a obtenu l’organisation des Championnats du Monde Cadets, et, quoiqu’on en ait pensé, il faut maintenant en faire une réussite. Les études, en particulier de l’AEFA, montraient, il y a une douzaine d’années, une perte catastrophique des meilleurs de cette catégorie. La publication même de ces études, pas toujours bien reçues à l’époque, l’arrivée de Jean-Paul BOURDON à la FFA et sa force de conviction en direction de la CNJ dirigée par Christian PREVOST, les progrès des Entraîneurs concernés, ont servi à améliorer considérablement le « taux de survivance ».
L’étude qui suit le prouve.
LA RÉFORME DES INTERCLUBS POUR FAIRE PROGRESSER L’ATHLÉTISME DE HAUT-NIVEAU EN FRANCE ANALYSE DES INTERCLUBS
Les interclubs font l'objet, depuis quelques années, d'une réflexion au niveau fédéral. Les choses bougent un peu. On a regroupé féminines et masculins. Cela permet de faire des économies de déplacement et évite aux dirigeants et entraîneurs de se dédoubler. Néanmoins, la formule reste la même : une compétition de début de saison sur 36 épreuves. Nous vous présentons ici une réflexion sur cette organisation et sur son rapport avec le haut niveau.
La problématique :
Les meilleurs clubs d’athlétisme, en France sont-ils des acteurs importants du développement des athlètes de haut niveau ?
1) Un constat : Les objectifs d’un club devraient être de 2 ordres, sans présumer de leur priorité :
1- Quantitatif
2- Qualitatif
Quantitatif :
Le premier concerne le nombre de membres d’un club, tout particulièrement dans les jeunes catégories. Si l’on s’occupe bien de ces jeunes, certains rejoindront l’élite du club ou, peut être, l’équipe de France. Certains clubs ont parfois plus de 300 membres.
Réflexions personnelles sur la discipline de la marche après la médaille d’or obtenue par Yohan DINIZ au dernier Championnat d’Europe de Goteborg des 50Km
par Daniel DESCHARTRES
Pour avoir pratiqué cette discipline dès l’âge de 16 ans, au début de l’occupation, en remportant la 1ère traversée de Paris, en mars 1942, pour ma 1ère compétition, je pense avoir pu participer depuis cette époque, à plusieurs centaines d’épreuves, jusqu’en 1999, tout en disputant de nombreuses autres disciplines de l’athlétisme, ainsi que 18 ans de basket en championnat de paris, avec mon vieux club « Les Marcheurs Français ».
Parallèlement, vice président de la commission régionale de marche de la rue Richer, je devins membre du nouveau comité National de la F.F.A. rue Faubourg Poissonnière, créé par Francis JENEVEIN.
Voici 3 jours, pour la 1ère fois depuis un siècle, notre quotidien sportif national rend hommage à notre Ami sur plusieurs pages !!! Alors qu’en dehors des 7 pages journalières
consacrées au foot, notre discipline n’est jamais mentionnée, comme nos amis de la lutte également.
La stagnation des licences en athlétisme par Daniel DESCHARTRES
Depuis plusieurs années, je m’inquiète de voir, le peu de licenciés pratiquant notre sport Olympique n°1 – L’ATHLETISME.
Cela commence à devenir inquiétant – Quelle en est la cause ? Y a-t-il des remèdes ? Avons-nous fait ce qu’il fallait ? ou bien, est-ce un problème de société ?
Pour la petite histoire, il est nécessaire de rappeler que ce n’est qu’en 1938 que fût créé la catégorie CADETS (15-16 ans).
Personnellement, ma 1ère licence date de 1942 dans cette catégorie en 2ème année – occupation, - privations – Le sport pour beaucoup d’entre nous fût un peu notre sauveur. D’ailleurs, les arrêtés du 10 septembre 1942, obligeaient les enseignants dans les primaires, le secondaire et le technique à faire pratiquer 7h30 d’Education Physique pour les garçons, et 6 heures pour les filles, par semaine.
Il faut beaucoup de patience pour pratiquer l’athlétisme avant que nos les performances arrivent. Mais cela est valable pour tous les sports.
LE PROBLEME RESTE DONC POSE : QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?
L'athlétisme à deux facettes
Par Paul Delpy Entraîneur fédéral sprint/haies
Ligue d’Auvergne d'athlétisme
Après avoir passé près de trente cinq ans en région parisienne, comme athlète de 1958 à 1970 à l' AC Paris (devenu aujourd'hui ACP Joinville), entrecoupés de deux séjours outremer (l’un en Polynésie française de 1967 à 1968, l'autre en Nouvelle Calédonie de 1972 à 1975), de retour en métropole en 1976, comme entraîneur et président de Villemomble Sports Athlétisme jusqu'en 1998, 'ai eu la chance de connaître pendant toutes ces années "la belle" facette de l'athlé. C'est à dire un club sans gros problèmes financiers, grâce aux subventions municipales. Un stade avec tout le matériel disponible, une piste synthétique et salle de musculation. Une école d'athlétisme bien vivante et reconnue en LIFA. Cent vingt jeunes en moyenne chaque année. Regroupements cadets/juniors à l'INSEP, les week-ends avec Franck Chevallier, Pierre Bonvin, Michel Dach, Alain Frérot ...
Prorogation de nos diplômes d’entraîneur
Nous arrivons en 2008 sur la première année de prorogation de nos diplômes d’entraîneur. Pour en conserver la validité, il faut avoir participé à deux actions de formation durant les quatre années précédentes. Faute de l’avoir fait, nos clubs ne pourraient faire état de nos qualifications dans leur demande de labellisation. En cas d’accident nous serions considérés comme entraînant sans diplôme.
Il paraît, aujourd’hui, impensable de vouloir s’occuper des autres sans actualiser régulièrement ses connaissances.
Cette nécessaire formation continue, nous fait entrer dans une véritable démarche professionnelle. Même si la reconnaissance financière est rarement à la hauteur, notre volonté d’offrir à nos athlètes un enseignement de qualité, nous amène à réfléchir sur nos pratiques, à nous enrichir des contributions de nos collègues plus expérimentés ou des apports des sciences de l’entraînement.
Dans cette double optique, obligation légale et désir de perfectionnement, votre association devient de plus en plus indispensable. Compte tenu du nombre d’entraîneurs officiant en LIFA, l’organisation de nos colloques est l’outil indispensable à la formation du plus grand nombre. Le développement de l’AEIFA est donc maintenant un impératif incontournable.
Serge Olivares
Merci à Patrick Bourbeillon et Pierre Bonvin pour la publication de cette présentation. C’est la retranscription d’une intervention orale, ce qui explique le style « télégraphique », mais tel quel c’est quand même un document indispensable

L'athlétisme se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins
L'athlétisme se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins. Le sport que l'on a connu est en train de changer. Il s'ouvre dans deux directions qui peuvent sembler opposées mais qui pour nous ne le sont pas. D'un côté notre élite voit s'ouvrir la voie du professionnalisme, de l'autre nous accueillons de plus en plus de pratiquants seulement préoccupés de leur santé, pour qui l'activité physique est un moyen de la préserver. Les spécialistes leur donnent raison; un plan gouvernemental sur l'activité physique et le sport devrait voir le jour prochainement.
La création du diplôme de coach athlé/santé a permis d'accueillir ces athlètes dans de bonnes conditions. Ces nouveaux licenciés apportent une vision différente de notre activité. Certains d'entre-eux et c'est déjà le cas dans de nombreux clubs, vont s'investir dans notre vie associative. Ils apprennent à connaître l'athlétisme, ils en font la promotion autour d'eux, leurs enfants seront tentés par notre sport. Devenus connaisseurs ils en deviennent amateurs et sont à même de vibrer pour les exploits des participants de la ligue pro.
D'un autre côté, le développement de la ligue professionnelle va offrir à nos meilleurs sportifs, une possibilité de pouvoir atteindre leurs limites sans mettre en péril leur avenir. Cette professionnalisation aura aussi des répercutions sur notre travail d'entraîneur et sur l'organisation de nos clubs.
Serge Olivares